Production Végétale et Post-Récolte (Master Professionnel)

# Nom Prenoms Filiere Membres du jury Résumé Abstract Date de soutenance Date de dépôt Résumé Abstract
1 Adegoke Omotola Achley Kislonne Shelsy Production Végétale et Post-Récolte (Master Professionnel) Dr. Sèdami ADJAHOSSOU : Présidente du Jury Pr. Dr. Daniel C. CHOUGOUROU : Maître de mémoire Dr. C. Emile AGBANGBA : Examinateur Dr. C. Gaston OUIKOUN : Rapporteur Le coton occupe une place importante dans l’économie béninoise. La gestion de la pression parasitaire en culture cotonnière est l’une des grandes préoccupations de la filière coton au Bénin. La fertilisation minérale ou organique, joue un rôle crucial dans le rendement des cultures. Elle agit sur la santé des plantes et conditionne leur état de sensibilité aux déprédateurs. L’étude vise à évaluer l’effet de la fertilisation minérale et du Mucuna pruriens sur la gestion des ravageurs en culture cotonnière (Gossypium spp.). Un dispositif en bloc de Fisher avec deux traitements et quatre répétitions a été utilisé. Les différents traitements sont le témoin traité aux doses de fertilisation recommandée d’engrais (FR) et le traitement avec Fertilisation Recommandée + Mucuna Enfoui (FRME). Les résultats montrent que la présence et l’abondance des ravageurs ne sont pas liées au type de fertilisation. Un gain de 194,5 kg/ha sur le rendement moyen a été obtenu sur les parcelles FRME par rapport aux parcelles FR. La répétition de l’étude avec la modification de certains paramètres comme la quantité de résidus de Mucuna pruriens enfouie et la durée pourrait permettre de mieux apprécier la relation entre la fertilisation et la pression parasitaire en culture cotonnière. Mots clés : coton, fertilisation, pression parasitaire, résidus de plante, Djidja, Bénin Cotton plays an important role in the Beninese economy. Managing pest pressure in cotton cultivation is one of the major concerns of the cotton sector in Benin. Mineral or organic fertilization plays a crucial role in crop yield. It affects plant health and determines their susceptibility to pests. This study aims to evaluate the effect of mineral fertilization and Mucuna pruriens on pest management in cotton (Gossypium spp.) cultivation. A Fisher block design with two treatments and four replications was used. The different treatments include the control treated with the recommended fertilization dose of fertilizer (RF) and the treatment with Recommended Fertilization + Incorporated Mucuna (RFM). The results show that the presence and abundance of pests are not linked to the type of fertilization. A yield gain of 194.5 kg/ha was achieved on RFM plots compared to RF plots. Repeating the study with modifications to certain parameters, such as the quantity of incorporated Mucuna pruriens residues and the duration, could allow for a better understanding of the relationship between fertilization and pest pressure in cotton cultivation. Keywords: cotton, fertilization, pest pressure, plant residues, Djidja, Benin 15/02/2025 27/06/2025 à 14:55:07 Voir
2 ATCHOHOUNDO Bernard Production Végétale et Post-Récolte (Master Professionnel) Président : Pr DEGNON René, Enseignant à l'EPAC Membres : 1°) Pr CHOUGOUROU C. Daniel, Maître de Mémoire 2°) Dr (MC) ADJAHOSSOU Sêdami, Enseignante à l'EPAC 3°) Dr OUIKOUN Codjo Gaston, Collaborateur de l'EPAC Résumé La conservation du riz paddy est une étape cruciale pour assurer la sécurité alimentaire et la compétitivité du Bénin, un pays où le riz est une culture stratégique. Cette étude vise à évaluer les techniques de stockage du riz paddy utilisées par les producteurs dans les Communes d’Abomey-Calavi, d’Allada et de Zê, au sud du Bénin. Les données ont été collectées par des entretiens individuels avec 100 producteurs de riz à l'aide d'un questionnaire digitalisé sur Kobotoolbox. Les producteurs enquêtés adoptent également les autres cultures comme le maïs, le manioc, le palmier à huile, l’ananas, la patate douce, l’arachide, le niébé et d’autres en moindre mesure. Les données ont été analysées à l'aide du logiciel R 4.1.3 et du Microsoft Excel 2016, en utilisant des statistiques descriptives et une analyse par radar chart. Les résultats ont montré que les entrepôts ou magasins et les greniers traditionnels sont les méthodes de conservation les plus courantes dans ces Communes, mais qu’elles présentent des avantages et des inconvénients spécifiques. Les entrepôts ou magasins préservent mieux la qualité organoleptique du riz et une protection contre les moisissures et les insectes, mais ils sont plus coûteux à construire et à entretenir. Les greniers traditionnels sont moins chers et adaptés aux conditions locales, mais ils sont moins efficaces pour préserver la qualité du riz et sont vulnérables aux attaques des rongeurs. La totalité des personnes enquêtées des trois Communes avaient déclaré l’attaque des ravageurs dont les insectes et les rongeurs comme la contrainte majeure de la conservation du riz paddy, suivi de la perte du poids du riz (99,48%), qui entraine des pertes économiques. Les agents de détérioration des stocks les plus importants sont les insectes (95%), les rongeurs (88%) et les champignons (48%). Les types de rizicultures pratiqués dans la zone d’étude sont constitués de la riziculture de bas-fond (66,16%), la riziculture de pluviale (20%) et la riziculture irriguée (13,84%). Ces résultats suggèrent qu’il existe un potentiel d’amélioration des techniques de stockage du riz paddy au sud du Bénin. Mots clés : Oryza sativa, Structure de stockage, qualité, pertes post-récolte, conservation, Bénin Abstract The conservation of paddy rice is a crucial step to ensure food security and the competitiveness of Benin, a country where rice is a strategic crop. This study aims to assess the paddy rice storage techniques used by farmers in the communes of Abomey-Calavi, Allada, and Zê, located in southern Benin. Data were collected through individual interviews with 100 rice producers using a digitized questionnaire on KoboToolbox. The surveyed farmers also grow other crops such as maize, cassava, oil palm, pineapple, sweet potato, groundnut, cowpea, and others to a lesser extent. The data were analyzed using R software version 4.1.3 and Microsoft Excel 2016, employing descriptive statistics and radar chart analysis. The results showed that warehouses and traditional granaries are the most common storage methods in these communes, each with specific advantages and disadvantages. Warehouses better preserve the organoleptic quality of rice and offer protection against molds and insects, but they are more expensive to build and maintain. Traditional granaries are cheaper and better adapted to local conditions, but they are less effective at preserving rice quality and are vulnerable to rodent attacks. All respondents from the three communes reported pest attacks, including insects and rodents, as the main constraint in paddy rice conservation, followed by rice weight loss (99.48%), which leads to economic losses. The most significant storage deterioration agents are insects (95%), rodents (88%), and fungi (48%). The types of rice farming practiced in the study area include lowland rice cultivation (66.16%), rainfed upland rice cultivation (20%), and irrigated rice cultivation (13.84%). These results suggest that there is potential for improving paddy rice storage techniques in southern Benin. Keywords : Oryza sativa, storage structure, quality, post-harvest losses, conservation, Benin 02/07/2025 24/07/2025 à 18:47:01 Voir
3 HOUSSA Dètondji Arsène Didier Production Végétale et Post-Récolte (Master Professionnel) Soutenu le 31 Janvier 2025 Devant le jury composé comme suit: Dr Sèdami ADJAHOSSOU: Président du Jury, Maître de Conférence (CAMES) Prof. Dr Daniel C. CHOUGOUROU: Maître de mémoire, Professeur Titulaire (CAMES) Dr Romaric EHINNOU KOUTCHIKA: Examinateur, Maître Assistant (CAMES) Dr Codjo Gaston OUIKOUN: Rapporteur, Chargé de recherche (CAMES) L'hétérogénéité des fruits d'ananas compromet les normes de qualité exigées par les marchés internationaux, limitant ainsi les opportunités d'exportation pour les producteurs béninois. Cette hétérogénéité provient principalement de l'utilisation de différents types de rejets pour la plantation, chacun influençant différemment la croissance et la qualité des fruits. L'objectif de cette étude était d'évaluer la performance de trois méthodes de production de rejets d'ananas visant à réduire cette hétérogénéité dans la Commune de Zè, au Bénin : la destruction du méristème apical (gourgeage), la castration après traitement d'induction florale (TIF) et la macropropagation. Un dispositif en blocs dispersés avec 6 répétitions de 30 plants par méthode a été mis en place. Les données sur le taux de réussite, le nombre de rejets par plant, les types de rejets et leurs poids ont été collectées. Les données ont été analysées à l'aide de modèles linéaires à effets mixtes et de modèles linéaires généralisés de Poisson à effets mixtes, en considérant la méthode comme effet fixe et la répétition comme effet aléatoire, et les comparaisons des moyennes ont été réalisées par des tests de Tukey au seuil de 5%. Les résultats ont montré que la castration était la méthode la plus performante avec un taux de réussite de 100% contre 90% pour le gourgeage et 60% pour la macropropagation. Elle a également produit significativement plus de rejets par plant (3 ± 1) que les autres méthodes (2 rejets). De plus, seule la castration a permis d'obtenir les deux types de rejets recherchés (cailleux aériens et happa), offrant une meilleure homogénéité. Une différence de poids a été observée entre les rejets de la castration (449,01 ± 13,78 g), du gourgeage (450,14 ± 34,34 g) et de la macropropagation (434,47 ± 7,17 g). La castration des plants après le TIF s'est révélée la méthode la plus performante pour produire des rejets d'ananas de qualité supérieure et plus homogènes dans les conditions de Zè, permettant de répondre aux exigences des marchés d'exportation. Mots-clés : Ananas, production des rejets, castration, gourgeage, macropropagation, hétérogénéité des fruits, Zè. Abstract The heterogeneity of pineapple fruits compromises the quality standards required by international markets, thereby limiting export opportunities for Beninese producers. This heterogeneity primarily results from the use of different types of suckers for planting, each of which affects fruit growth and quality differently. The objective of this study was to evaluate the performance of three methods for producing pineapple suckers to reduce this heterogeneity in the municipality of Zè, Benin: apical meristem destruction (gouging), castration after floral induction treatment (FIT), and macropropagation. A randomized block design with six repetitions of 30 plants per method was implemented. Data on success rate, number of suckers per plant, types of suckers, and their weights were collected. The data were analyzed using mixed-effects linear models and generalized Poisson mixed-effects linear models, with the method considered as a fixed effect and repetition as a random effect. Mean comparisons were performed using Tukey tests at the 5% significance level. The results showed that castration was the most effective method, with a 100% success rate compared to 90% for gouging and 60% for macropropagation. Castration also produced significantly more suckers per plant (3 ± 1) than the other methods (2 suckers). Additionally, only castration produced both desired types of suckers (aerial and ground suckers), resulting in better homogeneity. A weight difference was observed between castration (449.01 ± 13.78 g), gouging (450.14 ± 34.34 g) and macropropagation (434.47 ± 7.17 g) rejects. Castration of plants after FIT proved to be the most effective method for producing higher quality and more homogeneous pineapple suckers under the conditions in Zè, meeting export market requirements. Keywords: pineapple, sucker multiplication, castration, girdling, macropropagation, fruit heterogeneity, Zè. 31/01/2025 30/07/2025 à 11:44:11 Voir
4 AKPAHOUNKE BERNARD Production Végétale et Post-Récolte (Master Professionnel) Prof. Dr Daniel C. CHOUGOUROU : Président du Jury Dr (MC) Annick F. A. D. BOSSOU : Maître de mémoire Dr (MC) Elie DANNON : Examinateur Dr (CR) Armel C. G. MENSAH : Rapporteur Au Bénin, la production de tomate (Solanum lycopersicum L. 1753.), un pilier de l'économie locale, participe à la survie de nombreuses familles. Mais les rendements sont faibles du fait de bioagresseurs dont les plus redoutables sont le flétrissement bactérien causé par Ralstonia solanacearum (Rs), la maladie des feuilles jaunes en cuillère de la tomate causée par le virus Tomato Yellow Leaf Curl (TYLC) et la gale bactérienne causée par des bactéries du genre Xanthomonas. Pour limiter les dégâts de ces bioagresseurs, la présente étude se propose d’évaluer des variétés de tomate candidates à l'homologation pour (i) leur cycle phénologique, (ii) leur résistance à ces maladies et (iii) leurs performances agronomiques. L’étude a été réalisée dans les communes de Dangbo et Athiémé au sud du Bénin, selon un dispositif en blocs dispersés avec 18 répétitions. L'analyse des paramètres phénologiques a montré une variabilité significative entre les variétés pour la date de 50% de floraison. L'incidence de la virose a été comprise entre 2,7% et 3,42% sans différence significative entre les variétés. En outre, l'incidence du flétrissement bactérien a varié de 0,08% à 2,77% avec des différences significatives entre variétés ; et celle de la gale bactérienne a présenté également des différences significatives entre variétés à Athiémé, allant de 1,28% à 3,5%, alors qu’à Dangbo, cette incidence est nulle. Il se dégage que les sept nouvelles variétés sont résistantes aux trois principales maladies. Comparées au témoin TLCV15, ces variétés à Dangbo, se sont illustrées par un rendement plus élevé. Tandis qu’Athiémé, seules CLN4018G et CLN4270B ont montré des niveaux de rendement supérieurs. En définitif, les variétés CLN4018G, CLN4270B, CLN4270D et CLN4270E, qui ont affiché de meilleures performances en termes de précocité, et de rendement comparativement au témoin TLCV15, pourront être vulgarisées aux producteurs dans le cadre de la lutte contre les maladies afin de contribuer à l’amélioration de la productivité de la tomate au Bénin. Mots clés : Solanum lycopersicum L, virose, flétrissement bactérien, gale bactérienne, résistance, Sud-Bénin In Benin, tomato (Solanum lycopersicum L. 1753) production, a pillar of the local economy, contributes to the survival of many families. However, yields are low due to bioaggressors, the most serious of which are bacterial wilt caused by Ralstonia solanacearum (Rs), tomato yellow leaf curl disease caused by the Tomato Yellow Leaf Curl virus (TYLC), and bacterial spot caused by bacteria of the genus Xanthomonas. To limit the damage caused by these bioaggressors, this study aims to evaluate tomato varieties that are subject to registration for (i) their phenological cycle, (ii) their resistance to these diseases, and (iii) their agronomic performance. The study was carried out in the communes of Dangbo and Athiémé in southern Benin, using a scattered block design with 18 replicates. Analysis of phenological parameters showed significant variability among varieties for the 50% flowering date. The incidence of viral disease was between 2.7% and 3.42% with no significant difference between varieties. In addition, the incidence of bacterial wilt varied from 0.08% to 2.77% with significant differences between varieties; and that of bacterial spot also revealed significant differences between varieties in Athiémé, ranging from 1.28% to 3.5%, while in Dangbo, this incidence was zero. It appears that the seven new varieties are resistant to the three main diseases. Compared to the TLCV15 control, these varieties in Dangbo showed higher yields. While in Athiémé, only CLN4018G and CLN4270B showed higher yield levels. Ultimately, the varieties CLN4018G, CLN4270B, CLN4270D and CLN4270E, which showed better performances in terms of earliness and yield compared to the TLCV15 control, can be popularized to producers as part of disease control in order to contribute to improving tomato productivity in Benin. Keywords : Tomato, viral disease, bacterial wilt, bacterial spot, resistance, Southern Benin 06/02/2025 30/07/2025 à 15:03:46 Voir
5 GBEMENOU ELIDJA TACHEGNON ROMARIC Production Végétale et Post-Récolte (Master Professionnel) Pr DEGNON René Dr ADJAHOSSOU Sèdami Pr CHOUGOUROU Daniel Dr OUIKOUN Codjo Gaston La sélection des rejets est une étape essentielle dans la production de l’ananas pain de sucre, influençant directement la qualité et le rendement des fruits. Cette étude vise à comparer l’effet de deux méthodes de sélection des rejets, à savoir la sélection conventionnelle et la sélection massale, sur les caractéristiques agro-morphologiques et le rendement de l’ananas pain de sucre dans la Commune de Tori-Bossito au Sud-Bénin. L’expérimentation a été menée chez cinq producteurs de l’arrondissement de Tori-Kada, sur une superficie de 8,14 m2 pour chaque méthode de sélection. Des modèles de régression logistique multinomiale et des modèles linéaires à effets mixtes ont été utilisés pour évaluer l’effet des méthodes de sélection sur plusieurs paramètres qualitatifs et quantitatifs des fruits. Les résultats montrent que la sélection massale améliore significativement l’homogénéité des fruits, avec 100% des fruits présentant une forme conique, contre 16% en sélection conventionnelle. De plus, cette méthode favorise une meilleure uniformité de coloration à maturité, essentielle pour le marché d’exportation. Concernant les caractéristiques quantitatives, les fruits issus de la sélection massale présentent des dimensions plus importantes et un poids moyen près du double de ceux issus de la sélection conventionnelle. Cette amélioration se traduit par une augmentation significative du rendement, passant de 40,84 t/ha en sélection conventionnelle à 62,63 t/ha en sélection massale. Ces résultats démontrent que la sélection massale constitue une approche efficace pour améliorer la qualité et la rentabilité de la production d’ananas au Bénin. Son adoption à grande échelle pourrait contribuer à optimiser les revenus des producteurs, améliorer la compétitivité de l’ananas béninois sur le marché international et assurer une production plus durable et homogène. Non renseigné 02/07/2025 10/09/2025 à 10:28:02 Voir